15/01/2007

 

tchao
Quand tu vois le monde qu'on leur prépare, y a de quoi!
Non?

03:01 Écrit par Cedric dans 1- Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/09/2006

Introduction (objectifs)

Le monde bouge... lentement.

 

Les normes et les lois mettent beaucoup de temps à intégrer les avancées sociales et culturelles. Le cas du droit de la famille en est un triste exemple.

 

Les combats féministes ont échoués sur bien des fronts. "A travail égal salaire égal" n'est resté qu'un slogan, l'accès des femmes aux statuts valorisés est minime, les femmes n'obtiennent un réel accès aux lieux de décisions (conseils communaux, parlements régionaux, parlements nationaux) que quand le pouvoir effectif quitte ces lieux de décision pour d'autres (parlements européens, conseil de l'Europe, organisation internationales, etc.).

 

Elles ont pourtant acquis deux choses. La première c'est que leur intégrité physique et morale soit reconnue (ce qui ne veut pas dire respectée). La seconde c'est que le partage des tâches et des responsabilités dans le foyer puisse être discuté. Pourtant, même alors que le partage des tâches au foyer est reconnu comme un droit, de façon très générale l'arrivée d'un premier enfant réduit toute velléité égalitaire à néant.

 

Le fait que les femmes sont encore et toujours unanimement considérées comme les responsables absolues et uniques de l’enfant et du foyer quand s’y trouve un enfant est une aliénation qui mérite d’être discutée. La naturalisation de l’activité de prédilection de la femme réduite au rôle de mère n’est cependant pas une aliénation que pour elle. L’injustice de cette façon de concevoir le monde de la famille (et du même trait, le monde du travail) est aussi une injustice pour l’homme qui est réduit par complémentation au rôle de « public relation » et de « chef de ménage ». Chef dont il n’a d’ailleurs que le titre puisqu’il reste sans presque aucun droit réel à propos des enfants si un conflit venait à intervenir dans le couple parental.

 

L’objet de ce blog est triple :

 

- Faire un bilan partiel de ce que nous ont apporté les luttes et les études féministes et de ce que le combat féministe n’a pas obtenu.

 

- Actualiser la pensée féministe en l’appliquant à l’homme en tant que classe minorisée. C’est une tâche ardue. L’homme détenteur de la domination politique et économique est pourtant lui aussi enfermé dans des rôles qu’il n’a pas d’autre choix que d’assumer.

D’une part, alors que le corps de la femme a enfin été exploré par un égard que les féministes ont réussi à imposé, celui des hommes reste ignoré et sa sensualité est niée.

D’autre part, l’homme à qui l’on a demandé de partagé le pouvoir tant dans les sphères publiques que privées, se retrouve maintenant face à des injonctions contradictoires dans le cadre de la vie de couple et de famille. Assume! lui dit-on. Mais qu’il ne s’avise pas de le faire.

 

- Apporter un éclairage sur ce qui arrive aux hommes qui ont décidé de prendre pleinement en main l’éducation de leurs enfants et d’assumer leur rôle de père de façon soutenue, lorsqu’ils entrent en conflit avec la mère de leurs enfants… et que la justice s’en mêle. En particulier, je partagerai ici mon expérience de la façon dont la justice belge, française et communautaire traite l’enlèvement parental international de deux enfants en bas age. Mettant le savoir acquis dans la longue route qui mène à la résolution du conflit au service des parents qui sont et seront confronté à la Convention de La Haye, au règlement communautaire « Bruxelles 2 bis » de 2003 et à la façon pusillanime que les magistrat ont de les mettre en pratique.